Le marché de la Formation post Confinement : quelles tendances ?

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  • 14 Septembre 2020
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Malgré l’évolution toujours plus rapide des nouvelles technologies, la digitalisation des entreprises et l’accès aux outils du numérique ont été boudés par de nombreux professionnels ces 15 dernières années. Contraints de s’adapter face au « grand confinement », toutes leurs réticences se sont envolées en quelques semaines. Le confinement a également amené les Français à se questionner sur leur avenir et à penser à la reconversion. Aujourd’hui, de nouvelles tendances se dessinent, et notamment sur le marché de la formation. Explications.

La formation à distance mise à l’honneur

Les mesures sanitaires imposées par le Covid-19 et toujours en vigueur post-confinement poussent les acteurs de la formation à repenser leur approche. Continuer à accueillir des stagiaires en présentiel dans le contexte actuel est risqué et peut engendrer des surcoûts liés aux exigences d’hygiène. Il est indispensable d’envisager la formation professionnelle de demain différemment et de voir le distanciel comme une solution pérenne à long terme. L’État s’est engagé à investir dans le développement de la formation digitale via Pôle Emploi d’ici à 2022. De leur côté, les organismes de formation, formateurs indépendants et services de formation internes devront nécessairement prendre en compte le digital dans leurs futures stratégies de formation afin de changer l’équilibre entre présentiel et distanciel.

Le confinement, une période propice à la réflexion

Si certains ont pu continuer leur activité professionnelle à distance, des millions de Français se sont retrouvés au chômage partiel, confinés entre 4 murs. Certaines entreprises ont pu proposer à leurs salariés de se former grâce à un coup de pouce de l’État qui les a remboursés à 100 %. Pour répondre à la demande de formation à distance, le secteur de la formation professionnelle a triplé l’offre digitale qui ne dépassait pas 9 % jusqu’alors (données de la Fédération de la formation professionnelle). 

Une situation inédite également propice à la réflexion. Privés de libertés, les Français se sont recentrés sur leurs véritables aspirations, sur ce qui fait sens dans leur vie, sur ce qui les anime au quotidien. Cet état des lieux a amené des milliers de personnes à vouloir changer de métier et envisager une reconversion professionnelle après le confinement. Le monde de la formation est donc en pleine ébullition. Les formations éligibles au CPF ont doublé pendant la crise. De quoi motiver à se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle. 

La nécessaire réorganisation des entreprises post confinement

Mises au pied du mur à cause du confinement, des milliers d’entreprises, même les plus réfractaires, ont été obligées d’adapter leur organisation interne afin de continuer à faire tourner l’économie. Soudainement adopté en urgence par des millions de Français, le télétravail a démontré qu’il était possible d’assurer ses fonctions même à distance. Aujourd’hui encore, 1 salarié sur 2 travaille depuis son domicile. Mais en temps normal, le télétravail, ça s’organise, ça s’apprend et ça s’anime en fonction des activités et des métiers exercés. 

Même, si on ne peut pas parler de révolution à l’échelle nationale, les entreprises ont pris conscience de la nécessité de réorganiser leurs modes de fonctionnement afin de subir le moins de dommages possible en cas de nouvelle pandémie. Nombre d’entre elles, comme la CAF, Prisma Média, PSA, Vinci envisagent d’ailleurs d’intégrer le télétravail à long terme pour ceux qui le souhaitent. Et pour que ce nouveau système se mette en place, un effort de formation à réaliser sera indispensable : adaptation des process de travail et d’animation à distance, formation au déploiement de nouveaux business modèles, etc. 

L’évolution du marché du travail

Si les métiers intellectuels ont été pérennisés dans l’ensemble grâce au travail à distance, d’autres n’ont pas été épargnés par la crise du Covid. Au-delà de l’aspect « télétravail », certaines entreprises vont devoir se réinventer, faire évoluer leur offre, repenser l’essence même de leur activité pour continuer d’exister. La formation professionnelle va jouer un rôle crucial dans cette réorganisation. Former les salariés à de nouveaux métiers, les faire monter en compétences semble inévitable. Ces derniers pourront à ce titre utiliser leur Compte Personnel de Formation (CPF). 

Sans oublier les chercheurs d’emploi. Notamment les personnes ayant des qualifications dans les secteurs de l’hôtellerie, les restaurateurs, les transports ou encore les loueurs de voitures qui ont terriblement souffert de la crise. S’ils ne mettent pas la clé sous la porte, les offres d’emploi vont certainement se figer obligeant les chômeurs à se reconvertir dans d’autres métiers.

Une prise en main des outils du digital indispensable

Si elle n’était pas déjà enclenchée, la transformation digitale apparaît aujourd’hui comme une évidence. Pour les activités commerciales d’une part, qui pourront engranger des revenus supplémentaires en déployant l’usage du e-commerce et assurer un chiffre d’affaires minimum en cas de nouvelle pandémie. Pour les entreprises de marketing et communication d’autre part qui n’ont plus d’autre choix que d’intégrer les outils du digital à leur offre de services. Autant de secteurs dont le besoin de formation va s’accélérer d’ici les prochains mois.

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